Doctrine fondatrice faisant de la loi naturelle, de la propriété et du consentement des gouvernés les principes supérieurs d’un ordre politique chargé avant tout de protéger des droits préexistants.
droit-naturel-et-propriete
propriete
droit-naturel
consentement
encadrement-liberal
doctrine
theorie
fondamental
contractualisme-hobbesien
volonte-generale
archicratie
co-viabilite
decisionnisme-souverain
domination-legale-rationnelle
democratie-deliberative
Le droit naturel et la propriété désignent la doctrine fondatrice qui fait de la loi naturelle, de la propriété et du consentement des gouvernés les principes supérieurs d’un ordre politique chargé avant tout de protéger des droits préexistants.
Dans le chapitre 3, cette doctrine est explicitement associée à Locke. Le pouvoir politique n’y est pas premier : il devient mandataire, subordonné à des principes supérieurs — la loi naturelle, le droit de propriété, et le consentement des gouvernés.
Distinction
Il ne s’agit pas ici d’un paradigme régulatoire complet, mais d’une doctrine fondatrice.
Cette doctrine ne décrit pas d’abord comment une régulation se compose, se module et s’éprouve ; elle dit au nom de quoi l’ordre est légitime. Elle surinvestit ainsi une arcalité fondatrice, mais ne parvient pas à produire une véritable pensée de la régulation active, différenciée et tensionnelle.
Fonction dans le paysage théorique
Cette doctrine est essentielle pour comprendre :
la centralité moderne de la propriété ;
la limitation libérale du pouvoir ;
l’idée d’un gouvernement comme gardien des droits plutôt que comme producteur actif d’une régulation modulée ;
la dépolitisation possible des conflits au nom de la protection de l’acquis.
Rapport à l’archicratie
L’Archicratie ne rejette pas l’importance des droits ni la nécessité de limiter l’arbitraire, mais elle montre que cette doctrine reste insuffisante pour penser la co-viabilité.
Chez Locke, la propriété devient à la fois le fondement, la finalité et la mesure de la régulation politique. Le pouvoir est encadré, mais non orchestré ; il protège, mais ne module pas ; il garantit, mais n’articule pas les tensions.
L’archicratie déplace donc le regard : elle ne s’intéresse pas seulement à la légitimité d’un cadre, mais à la manière dont une société rend ce cadre opératoire, ajustable et disputable.