Paradigme de régulation technique selon lequel les formes de la technique ne sont ni universelles ni neutres, mais toujours inscrites dans des mondes, des cosmologies et des manières plurielles d’habiter l’ordre collectif.
technodiversite-et-cosmotechnie
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monde
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theorie
avance
archicratie
co-viabilite
pharmacologie-technique
agencement-machinique
cybernetique
gouvernementalite-algorithmique
grammatisation-et-proletarisation-cognitive
pluralite-natalite-action
configuration-et-interdependance
La technodiversité et la cosmotechnie désignent un paradigme de régulation technique selon lequel les formes de la technique ne sont ni universelles ni neutres, mais toujours inscrites dans des mondes, des cosmologies et des manières plurielles d’habiter l’ordre collectif.
Dans cette perspective, la technique n’est pas seulement un ensemble d’outils ou de procédures efficaces. Elle engage toujours une manière de composer un monde, de hiérarchiser les finalités, de relier les humains, les milieux et les normes. Il n’existe donc pas une seule rationalité technique valable partout et pour tous, mais une pluralité de trajectoires techniques irréductibles.
Distinction
Ce paradigme ne doit pas être confondu avec un relativisme vague ni avec un simple pluralisme culturel.
La technodiversité désigne la pluralité effective des trajectoires techniques possibles. La cosmotechnie désigne l’inscription de toute technique dans une articulation déterminée entre ordre cosmique, ordre moral et ordre opératoire. Autrement dit, une technique n’est jamais purement instrumentale : elle est toujours aussi une manière d’ordonner le monde.
Ce paradigme se distingue ainsi de la Cybernétique, qui privilégie les logiques de pilotage, de contrôle et de rétroaction, ainsi que de la Gouvernementalité algorithmique, qui tend à universaliser des procédures de calcul et de modulation.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme permet de penser :
la pluralité des rationalités techniques ;
l’ancrage civilisationnel et cosmologique des dispositifs ;
la critique des universalismes technologiques ;
la possibilité d’autres trajectoires de régulation technique que celles de l’automatisation intégrale.
Rapport à l’archicratie
L’Archicratie trouve ici une ressource décisive pour penser que toute régulation technique est située, historiquement formée et liée à des mondes de sens.
Elle rejoint ce paradigme dans la critique de l’uniformisation technique et dans l’idée qu’un ordre viable suppose des articulations pluralisées entre formes de vie, normes et dispositifs. Mais elle s’en distingue en cherchant à expliciter comment ces pluralités deviennent comparables, arbitrables et politiquement soutenables dans une scène commune de co-viabilité.