Paradigme de régulation dans lequel les formes sociales émergent de chaînes d’interdépendance, de contraintes réciproques et de configurations évolutives qui transforment les acteurs autant qu’elles les lient.
configuration-et-interdependance
configuration
interdependance
autocontrainte
processus
paradigme
theorie
avance
archicratie
co-viabilite
tension
conatus-et-multitude
decisionnisme-souverain
transduction-et-individuation
fait-social-total
domination-legale-rationnelle
La configuration et l’interdépendance désignent un paradigme de régulation dans lequel les formes sociales émergent de chaînes d’interdépendance, de contraintes réciproques et de configurations évolutives qui transforment les acteurs autant qu’elles les lient.
La société n’y est pas pensée comme somme d’unités séparées ni comme produit d’un pur décret fondateur, mais comme un tissu de dépendances mutuelles en transformation.
Distinction
Ce paradigme ne se réduit ni à l’interaction immédiate ni à une simple théorie des réseaux.
La configuration désigne une forme relationnelle évolutive, l’interdépendance désigne la liaison réciproque des trajectoires, et l’autocontrainte désigne la manière dont les acteurs intériorisent des contraintes produites par ces configurations elles-mêmes.
Il se distingue ainsi du Décisionnisme souverain, qui privilégie le tranchant de la fondation, et complète utilement le Conatus et multitude, en mettant davantage l’accent sur les longues chaînes de dépendance.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme permet de penser :
la genèse processuelle des formes sociales ;
la montée en complexité des interdépendances ;
les contraintes émergentes qui pèsent sur les acteurs ;
la manière dont les sociétés se configurent historiquement.
Rapport à l’archicratie
L’Archicratie rejoint ici l’idée qu’un ordre tient par l’organisation de dépendances, de tensions et de formes de coordination de plus en plus complexes.
Elle s’en distingue en cherchant à expliciter comment ces configurations deviennent non seulement effectives, mais aussi lisibles, comparables et politiquement réouvrables. La configuration éclaire le processus ; l’archicratie ajoute la question de la comparution et de la co-viabilité.