Paradigme immanent de régulation dans lequel la tenue du collectif dépend des affects, des puissances d’agir et des compositions mouvantes d’une multitude de singularités interdépendantes.
conatus-et-multitude
conatus
multitude
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paradigme
theorie
avance
archicratie
tension
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transduction-et-individuation
agencement-machinique
Le conatus et la multitude désignent un paradigme immanent de régulation dans lequel la tenue du collectif dépend des affects, des puissances d’agir et des compositions mouvantes d’une multitude de singularités interdépendantes.
L’ordre n’y est pas conçu comme simple application d’une norme transcendante, mais comme résultante toujours instable de puissances, d’affections et de compositions plus ou moins viables.
Distinction
Ce paradigme ne renvoie ni à une foule indistincte ni à une spontanéité sans forme.
Le conatus désigne l’effort par lequel chaque être persévère dans son être, tandis que la multitude désigne une pluralité de puissances qui ne se laisse pas réduire à une unité souveraine simple. La régulation y est immanente, affective, relationnelle.
Il se distingue ainsi du Décisionnisme souverain, qui recentre l’ordre dans l’acte de trancher, et de l’Exception souveraine, qui fait de la suspension un point culminant de tenue.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme permet de penser :
les dynamiques affectives du collectif ;
la puissance des compositions immanentes ;
la conflictualité interne des rapports de force ;
l’émergence d’ordres non fondés sur une transcendance politique centrale.
Rapport à l’archicratie
L’Archicratie peut y trouver un point d’appui pour penser la régulation comme organisation de tensions réelles entre puissances relationnelles.
Mais elle s’en distingue en demandant comment ces compositions deviennent objectivables, transmissibles et comparables. Là où le paradigme du conatus et de la multitude insiste sur l’immanence, l’archicratie insiste aussi sur les architectures qui rendent cette immanence politiquement et institutionnellement soutenable.