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| Audit archicratique | Audit archicratique |
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glossaire | referentiel | 0.2.0 | Méthode d’évaluation d’un système d’IA ou d’un modèle de fondation qui ne se contente pas de vérifier performances et conformité, mais reconstruit les arcalités, les cratialités, les scènes et les angles morts de la régulation en jeu. |
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dispositif | dispositif-ia | cas-ia | avance |
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L’audit archicratique désigne une méthode d’évaluation d’un système d’IA qui ne se limite ni à la seule mesure de performance, ni à la seule vérification de conformité réglementaire.
Il consiste à reconstruire la structure régulatrice effective du dispositif examiné. Autrement dit, il cherche à identifier :
- quelles Arcalités sont engagées, c’est-à-dire quels fondements, quels objectifs, quels axiomes ou quelles justifications orientent le système ;
- quelles Cratialités sont mobilisées, c’est-à-dire quelles chaînes d’action, quels modèles, quelles données, quelles infrastructures et quels opérateurs rendent la régulation effective ;
- quelles scènes d’Archicration existent, manquent, sont capturées ou sont trop faibles autour du système.
L’audit archicratique déplace ainsi la question classique : il ne demande pas seulement « est-ce que cela marche ? » ou « est-ce que cela respecte la règle ? », mais aussi « dans quelle architecture de régulation cela s’inscrit-il ? » et « comment cette architecture peut-elle comparaître ? ».
Distinction
L’audit archicratique ne se confond pas avec un audit technique classique.
Un audit technique vérifie surtout la robustesse, la précision, la stabilité, la sécurité ou la conformité procédurale d’un système.
L’audit archicratique, lui, prend le système comme nœud d’une architecture de pouvoir, de justification, d’affectation et de décision. Il cherche à comprendre comment se combinent fondements, chaînes opératoires et scènes de révision.
Il ne remplace donc pas les autres formes d’audit ; il les réinscrit dans une lecture plus profonde de la régulation.
Fonction dans le cas IA
Dans le cas des systèmes d’IA, ce dispositif permet de rendre visibles plusieurs dimensions souvent séparées :
- les finalités officielles et les finalités implicites du système ;
- les médiations concrètes par lesquelles une décision est produite ;
- les asymétries d’accès à l’information, au dossier et à la contestation ;
- les lieux où la régulation est effectivement jouée, ou au contraire soustraite à la discussion ;
- les points où la maintenance technique se substitue à une révision politique.
Il permet ainsi de passer d’une logique de simple contrôle à une logique d’intelligibilité archicratique.
Portée archicratique
Dans une perspective archicratique, un système d’IA n’est jamais seulement un outil.
Il est toujours pris dans une architecture plus large de fondation, d’effectuation et de régulation. L’audit archicratique a précisément pour fonction de rendre cette architecture lisible, en évitant qu’elle ne demeure enfouie dans les coulisses techniques, juridiques ou managériales.
Il constitue donc une première opération de réouverture de la scène.
Limites et enjeux
Un audit archicratique peut rester superficiel :
- s’il n’a accès qu’aux éléments déjà sélectionnés par les opérateurs du système ;
- s’il reste confiné à des rapports internes ;
- s’il n’ouvre sur aucune scène de contradiction ;
- s’il ne se raccorde ni au Journal de justification, ni à la Cartographie des scènes manquantes, ni à une instance de reprise.
Sans cela, l’audit risque de demeurer un simple rite d’expertise.