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chore(glossaire): ajouter une gouvernance minimale du graphe
2026-04-28 21:00:53 +02:00

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Gouvernance des communs Gouvernance des communs
Paradigme des communs
gouvernance-des-communs
Elinor Ostrom
institutionnalisme des communs
théorie polycentrique
économie politique institutionnelle
glossaire referentiel 0.2.0 Paradigme de régulation fondé sur la coordination collective, située et polycentrique de ressources ou dusages partagés par des communautés dacteurs.
gouvernance-des-communs
communs
coordination
polycentrisme
ressources
co-monitoring
paradigme paradigme theorie intermediaire
co-viabilite
archicratie
democratie-deliberative
tension
domination-legale-rationnelle
gouvernementalite
configuration-et-interdependance
decisionnisme-souverain
exception-souveraine
theorie-de-la-justification
meta-regime-archicratique
cosmopolitique
primaryNext primaryReason
co-viabilite La gouvernance des communs ouvre vers la co-viabilité, où la régulation collective se pense comme maintien partagé des conditions dusage et de reprise.

La gouvernance des communs désigne ici un paradigme de régulation fondé sur la coordination collective, située et polycentrique de ressources ou dusages partagés par des communautés dacteurs.

Ancrage théorique minimal

Chez Elinor Ostrom, les communs ne désignent pas une simple ressource partagée, ni un idéal spontané de coopération. Ils désignent des situations où des acteurs élaborent, surveillent, ajustent et font respecter des règles dusage autour de ressources communes.

Ostrom conteste ainsi lalternative simpliste entre marché privé et État central. Elle montre que des communautés peuvent produire des arrangements institutionnels robustes lorsquelles disposent de règles adaptées au contexte local, de mécanismes de surveillance, de sanctions graduées, de procédures de résolution des conflits et dune reconnaissance minimale de leur capacité à sauto-organiser.

La notion de polycentricité est décisive : la régulation ne dépend pas dun centre unique, mais dune pluralité de centres de décision partiellement autonomes, coordonnés entre eux et capables dapprentissage.

Distinction

La gouvernance des communs ne se réduit pas à lidéal vague du partage.

Elle désigne des architectures concrètes de règles, de surveillance mutuelle, de résolution des conflits, dajustement local et de coordination entre niveaux multiples dorganisation.

Elle se distingue :

  • du Décisionnisme souverain, qui privilégie un centre de tranchant ;
  • de la Domination légale-rationnelle, qui privilégie ladministration hiérarchique impersonnelle ;
  • des formes purement marchandes de coordination, qui réduisent la régulation à léchange et au prix.

Fonction dans le paysage théorique

Ce paradigme permet de penser :

  • la gestion durable de ressources partagées ;
  • la production de règles locales ;
  • la surveillance par les pairs ;
  • les sanctions graduées ;
  • la résolution située des conflits ;
  • la coordination entre échelles ;
  • la pluralité des centres de décision ;
  • la robustesse de régulations non centralisées.

Rapport à larchicratie

Larchicratie trouve dans la gouvernance des communs une ressource majeure pour penser des régulations non réductibles à la souveraineté centrale, à ladministration hiérarchique ou au marché.

Les communs montrent quune régulation peut tenir par des scènes locales, des règles partagées, des mécanismes de co-surveillance et des ajustements produits par les acteurs concernés eux-mêmes.

Du point de vue archicratique, ils articulent fortement arcalité et cratialité : arcalité, parce quils instituent des règles, des usages légitimes et des formes de reconnaissance ; cratialité, parce quils organisent effectivement laccès, la restriction, la sanction, la réparation et lajustement.

Mais larchicratie ajoute une question : comment ces communs restent-ils lisibles, révisables et co-viables lorsque les interdépendances dépassent le local, deviennent techniques, algorithmiques, globales ou fortement asymétriques ?

Limite archicratique

Le gain des communs est considérable : ils montrent que la régulation peut être située, distribuée, participative et robuste sans être absorbée par lÉtat ou par le marché.

Mais, du point de vue archicratique, leur limite possible tient au passage déchelle. Un commun peut être très efficace localement et devenir insuffisant face à des interdépendances vastes, invisibles, techniques ou transnationales.

Il peut aussi se refermer sur ses propres membres, produire des exclusions, naturaliser des asymétries internes ou manquer de scènes de contestation pour celles et ceux qui subissent ses règles sans participer réellement à leur élaboration.

La question archicratique devient alors : comment préserver la puissance située des communs sans les transformer en enclaves autarciques ?

Larchicratie ne traite donc pas les communs comme une solution universelle. Elle les comprend comme une contre-prise décisive : contre la rigidité bureaucratique, contre la concentration souveraine, contre la déliaison marchande, mais à condition quils demeurent ouverts à la comparution, à la révision et à la co-viabilisation.

Références minimales

  • Elinor Ostrom, Governing the Commons, 1990.
  • Elinor Ostrom, Understanding Institutional Diversity, 2005.
  • Elinor Ostrom, “Beyond Markets and States: Polycentric Governance of Complex Economic Systems”, 2010.
  • Elinor Ostrom, travaux fondateurs autour de lInstitutional Analysis and Development Framework.

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