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| Archicratistique | Archicratistique | glossaire | referentiel | 0.2.0 | Champ d’analyse consacré à la description, à la comparaison et au diagnostic des architectures de régulation, de leurs scènes, de leurs figures et de leurs formes de co-viabilité. |
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epistemologie | epistemologie | theorie | avance |
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L’archicratistique désigne le champ d’analyse consacré à la description, à la comparaison et au diagnostic des architectures de régulation et de leurs formes de co-viabilité.
Elle constitue, au sein du paradigme, l’effort méthodique visant à rendre les formes archicratiques lisibles, comparables, discutables et diagnostiquables.
Distinction
L’archicratistique ne doit pas être confondue avec l’Archicratie.
L’archicratie désigne l’objet théorique général : le méta-régime de régulation par lequel des sociétés traitent leurs tensions et soutiennent leur co-viabilité.
L’archicratistique désigne la démarche analytique qui étudie les formes, les variantes, les seuils, les scènes, les figures et les dérives de cet objet.
Autrement dit :
- l’archicratie est le champ d’intelligibilité ;
- l’archicratistique est le travail d’enquête sur ce champ.
Fonction dans le paradigme
L’archicratistique permet notamment :
- de distinguer les méta-régimes et leurs compositions ;
- d’analyser les scènes de comparution et leurs défaillances ;
- d’identifier les figures archicratiques ;
- de diagnostiquer les dérives de fermeture, d’opacification ou d’autonomisation ;
- de comparer des régimes de co-viabilité hétérogènes sans les rabattre sur une seule matrice.
Elle constitue donc l’instrument conceptuel et méthodologique du paradigme.
Objet d’enquête
L’archicratistique ne s’intéresse pas seulement aux institutions visibles.
Elle porte aussi sur :
- les infrastructures ;
- les médiations techniques ;
- les chaînes de décision ;
- les formes de légitimation ;
- les figures de concentration régulatrice ;
- les scènes d’épreuve, leurs absences ou leurs simulations ;
- les tensions que les régulations absorbent, déplacent, intensifient ou laissent s’accumuler.
Son objet n’est donc pas simplement “le pouvoir”, mais l’architecture effective de sa tenue et de sa comparution.
Niveaux d’analyse
L’archicratistique travaille sur plusieurs niveaux à la fois :
- le niveau des concepts fondamentaux : Arcalité, Cratialité, Archicration, Co-viabilité, Tension ;
- le niveau des formes historiques ou topologiques : Méta-régime archicratique, Régime de co-viabilité ;
- le niveau des scènes, des figures et des dispositifs ;
- le niveau des dérives pathologiques : Autarchicratie, Oblitération archicratique, Désarchicratisation.
Elle ne réduit donc pas l’analyse à une seule échelle.
Rapport à l’archidiagnostic
L’Archidiagnostic constitue l’un des usages les plus opératoires de l’archicratistique.
On peut dire que l’archicratistique fournit le cadre général de description, de comparaison et de lecture, tandis que l’archidiagnostic correspond à un geste d’enquête plus ciblé, orienté vers l’identification des structures régulatrices d’une crise, d’un conflit ou d’une fermeture.
Portée épistémologique
L’archicratistique rappelle que l’archicratie n’est pas seulement une thèse substantielle sur le politique.
C’est aussi une méthode d’enquête sur les formes de régulation, attentive :
- aux scènes ;
- aux prises documentaires ;
- aux médiations techniques et symboliques ;
- aux topologies de la comparution ;
- aux processus de fermeture ou de réouverture ;
- et aux conditions de co-viabilisation.
Elle constitue ainsi une épistémologie de la régulation située, différentielle et comparée.
Enjeu
L’enjeu de l’archicratistique n’est pas seulement de mieux nommer les formes d’ordre.
Il est de rendre perceptibles les architectures qui gouvernent effectivement les mondes sociaux, afin d’évaluer leur qualité de scène, leur degré de révisabilité et leur capacité à soutenir une co-viabilité non purement fictive.