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| Démocratie délibérative | Démocratie délibérative |
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Démocratie délibérative | glossaire | referentiel | 0.1.0 | Paradigme politique fondant la légitimité de l’ordre collectif sur la discussion publique, l’échange argumenté et la formation procédurale d’un accord révisable. |
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paradigme | theorie | fondamental |
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La démocratie délibérative désigne le paradigme politique selon lequel la légitimité d’un ordre collectif doit se fonder sur la discussion publique, l’échange argumenté et la formation procédurale d’un accord révisable.
Dans cette perspective, la décision n’est pas première. Ce qui importe d’abord est la qualité des conditions dans lesquelles les normes, orientations ou choix collectifs peuvent être discutés, justifiés, contestés et reformulés.
Ce paradigme est notamment associé à Jürgen Habermas, mais il désigne plus largement une tradition de pensée pour laquelle la validité politique dépend de formes de délibération réglées et publiquement exposables.
Distinction
La démocratie délibérative ne se réduit ni au vote majoritaire ni à l’existence abstraite d’une opinion publique.
Elle suppose des dispositifs concrets de publicité, d’argumentation, de révision et de participation dans lesquels les acteurs peuvent faire valoir des raisons, contester des positions et contribuer à la formation du commun.
Elle se distingue ainsi du Décisionnisme-souverain, qui privilégie le moment du tranchant, mais aussi d’approches plus purement administratives ou technocratiques de la régulation.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme fournit une ressource majeure pour penser :
- l’espace public ;
- la justification collective des normes ;
- la légitimité procédurale ;
- la révisabilité des décisions ;
- la publicité des conflits.
Il constitue une référence essentielle pour toute pensée qui refuse de réduire l’ordre à la seule souveraineté, à la seule administration ou à la seule optimisation technique.
Rapport à l’archicratie
L’Archicratie rejoint la démocratie délibérative en ce qu’elle accorde une importance décisive à la possibilité de rendre les régulations visibles, discutables et révisables.
Mais elle s’en distingue en ce qu’elle ne centre pas exclusivement l’analyse sur les procédures discursives. Elle cherche à décrire plus largement les architectures matérielles, techniques, administratives et symboliques qui rendent ou non possibles de telles scènes de discussion.
En ce sens, la démocratie délibérative éclaire surtout une forme particulière de Scène d’épreuve, tandis que l’archicratie interroge les conditions architecturales de son existence, de sa robustesse ou de son impossibilité.