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| Droit naturel et propriété | Droit naturel et propriété |
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glossaire | referentiel | 0.2.0 | Doctrine fondatrice faisant de la loi naturelle, de la propriété et du consentement des gouvernés les principes supérieurs d’un ordre politique chargé avant tout de protéger des droits préexistants. |
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doctrine | doctrine | theorie | fondamental |
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Le droit naturel et la propriété désignent la doctrine fondatrice qui fait de la loi naturelle, de la propriété et du consentement des gouvernés les principes supérieurs d’un ordre politique chargé avant tout de protéger des droits préexistants.
Dans cette perspective, le pouvoir politique n’est pas premier. Il devient mandataire, subordonné à des principes censés le précéder : droit naturel, propriété, consentement.
Distinction
Il ne s’agit pas ici d’un paradigme régulatoire complet, mais d’une doctrine fondatrice.
Cette doctrine ne décrit pas d’abord comment une régulation se compose, se module et s’éprouve ; elle dit au nom de quoi l’ordre est légitime. Elle surinvestit ainsi une arcalité fondatrice, mais ne parvient pas encore à produire une véritable pensée de la régulation active, différenciée et tensionnelle.
Elle se distingue donc :
- du Contractualisme hobbesien, centré sur la sécurité ;
- de la Volonté générale, centrée sur l’unité du peuple ;
- de la Domination légale-rationnelle, centrée sur les procédures impersonnelles.
Fonction dans le paysage théorique
Cette doctrine est essentielle pour comprendre :
- la centralité moderne de la propriété ;
- la limitation libérale du pouvoir ;
- l’idée d’un gouvernement comme gardien des droits plutôt que comme producteur actif d’une régulation modulée ;
- la dépolitisation possible des conflits au nom de la protection de l’acquis.
Rapport à l’archicratie
L’archicratie ne rejette ni l’importance des droits ni la nécessité de limiter l’arbitraire, mais elle montre que cette doctrine reste insuffisante pour penser la co-viabilité.
Chez Locke, la propriété tend à devenir à la fois le fondement, la finalité et la mesure de la régulation politique. Le pouvoir est encadré, mais non orchestré ; il protège, mais ne module pas ; il garantit, mais n’articule pas réellement les tensions.
Le chapitre 3 souligne précisément cette limite : la cratialité y est encadrée juridiquement, mais sans véritable modèle d’agencement tensionnel ni d’archicration modulante. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
Limite archicratique
Le gain lockéen est important : il protège contre l’absolutisation du pouvoir.
Mais son angle mort est tout aussi net : il tend à traiter comme pré-politiques des fondements qui devraient eux-mêmes pouvoir comparaître, être disputés et révisés.
Du point de vue archicratique, cette doctrine fonde un cadre, mais ne suffit pas à penser comment ce cadre devient effectivement opératoire, ajustable et traversable.