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| Tension entre subsistance vivante et captation capitalistique | Subsistance vivante / captation capitalistique |
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glossaire | referentiel | 0.2.0 | Tension irréductible entre les conditions matérielles de reproduction du vivant et les logiques d’extraction, d’appropriation et de rentabilité qui les traitent comme ressources captables. |
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concept | tension-irreductible | transversal | avance |
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La tension entre subsistance vivante et captation capitalistique désigne le conflit structurel entre, d’une part, les conditions matérielles, écologiques, organiques et symboliques qui rendent la vie possible et, d’autre part, les logiques d’appropriation, d’extraction et de rentabilité qui traitent ces conditions comme des ressources captables.
Elle ne renvoie pas à un seul secteur économique. Elle désigne une ligne de conflictualité plus profonde, à travers laquelle la reproduction du vivant entre en contradiction avec des régimes de valorisation qui tendent à externaliser ses coûts, à accélérer son épuisement ou à dégrader ses supports.
Distinction
Cette tension ne se réduit ni à la seule critique du capitalisme, ni à la seule question écologique.
Elle désigne plus fondamentalement le fait qu’un ordre collectif peut tirer sa puissance de mécanismes qui compromettent simultanément ses propres conditions de tenue : eau, sols, énergie, temps humain, soin, milieux d’habitation, reproduction sociale et continuité symbolique.
Le problème n’est donc pas seulement distributif ; il est archi-régulatoire.
Portée archicratique
Dans une perspective archicratique, cette tension est décisive car elle met à l’épreuve la capacité d’une société à réguler ses dynamiques d’accumulation sans détruire les conditions de sa propre co-viabilité.
Elle oblige à se demander :
- quelles architectures rendent visibles les seuils de destruction du vivant ;
- quelles scènes permettent de faire comparaître les coûts réels de la captation ;
- quelles formes d’archicration peuvent arbitrer entre impératifs de production et conditions d’habitabilité.
Enjeu régulateur
Une société ne résout jamais définitivement cette tension. Elle ne peut que l’organiser, la limiter, la redistribuer ou la rendre politiquement traitable.
L’échec de cette régulation conduit à des formes de prédation où la régulation économique mine les bases mêmes de la subsistance collective.
L’enjeu archicratique est donc de rendre visibles les points où la puissance d’extraction entre en contradiction avec la tenue même du commun.