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| Domination légale-rationnelle | Domination légale-rationnelle |
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glossaire | referentiel | 0.2.0 | Paradigme de régulation fondé sur la légalité formelle, la compétence fonctionnelle, l’impersonnalité des règles et l’organisation bureaucratique de l’autorité. |
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paradigme | paradigme | theorie | fondamental |
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La domination légale-rationnelle désigne le paradigme de régulation fondé sur la légalité formelle, la compétence fonctionnelle, l’impersonnalité des règles et l’organisation bureaucratique de l’autorité.
Dans cette perspective, l’ordre collectif ne tient pas d’abord par la tradition, le charisme ou l’exception, mais par des procédures stabilisées, des fonctions définies, des chaînes de compétence et des critères relativement prévisibles de traitement.
Distinction
La domination légale-rationnelle ne se confond pas avec l’existence banale d’une administration.
Elle désigne un type spécifique de légitimité et d’organisation : l’obéissance porte sur la règle et sur la fonction, non sur la personne comme telle. La bureaucratie en constitue la forme historique et institutionnelle privilégiée.
Elle se distingue ainsi :
- de l’Exception souveraine, qui suspend la norme ordinaire ;
- du Décisionnisme souverain, qui privilégie le tranchant de la fondation ;
- de l’Agencement machinique, qui pense la composition des flux sans centre fonctionnel unique.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme permet de penser :
- la formalisation moderne du pouvoir ;
- la montée en puissance des appareils administratifs ;
- la continuité d’un ordre par procédures et dossiers ;
- la capacité à gouverner à grande échelle par standardisation et compétence.
Rapport à l’archicratie
L’archicratie ne remplace pas la domination légale-rationnelle : elle la resitue dans une écologie plus large de la régulation.
Elle montre que la légalité formelle et la bureaucratie ne sont pas seulement des instruments neutres, mais une composition spécifique d’arcalités, de cratialités et de scènes d’archicration. Elles peuvent soutenir la co-viabilité ou, au contraire, dériver vers la rigidification et l’opacité.
Le chapitre 3 va même plus loin : dans l’une des compositions robustes qu’il met en avant, Weber fournit le socle exécutoire et impersonnel nécessaire, mais seulement à condition d’être contrebalancé par la réversibilité délibérative et par l’ancrage local polycentrique.
Limite archicratique
Le gain weberien est clair : il rend l’exécution possible, continue et relativement prévisible.
Mais son angle mort est également net : l’office risque de se reconduire lui-même, la règle de s’imposer sans reprise, et la procédure de devenir empêchement silencieux.
Du point de vue archicratique, la bureaucratie est donc une prise indispensable mais incomplète : elle doit être réouverte par des scènes de justification et des contre-prises capables d’en limiter l’inertie normative.