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| Gouvernance des communs | Gouvernance des communs |
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glossaire | referentiel | 0.2.0 | Paradigme de régulation fondé sur la coordination collective, située et polycentrique de ressources ou d’usages partagés par des communautés d’acteurs. |
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paradigme | paradigme | theorie | intermediaire |
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La gouvernance des communs désigne le paradigme de régulation fondé sur la coordination collective, située et polycentrique de ressources ou d’usages partagés par des communautés d’acteurs.
Ce paradigme montre qu’il existe des formes robustes de régulation qui ne reposent ni exclusivement sur le marché, ni exclusivement sur l’État souverain centralisé. Il met en évidence des arrangements institutionnels capables d’organiser durablement l’usage, la protection et la répartition de ressources communes à travers des règles élaborées, surveillées et révisées par les collectifs concernés.
Distinction
La gouvernance des communs ne se réduit pas à l’idéal vague du partage.
Elle désigne des architectures concrètes de règles, de surveillance mutuelle, de résolution des conflits, d’ajustement local et de coordination entre niveaux multiples d’organisation.
Elle se distingue :
- du Décisionnisme souverain, qui privilégie un centre de tranchant ;
- de la Domination légale-rationnelle, qui privilégie l’administration hiérarchique impersonnelle ;
- des formes purement marchandes de coordination.
Fonction dans le paysage théorique
Ce paradigme éclaire une dimension très importante des sociétés complexes : la possibilité de formes de régulation situées, distribuées et polycentriques.
Il permet de penser :
- la gestion de ressources partagées ;
- la production de règles locales ;
- la coordination entre échelles ;
- la pluralité des centres de décision ;
- la robustesse de régulations non centralisées.
Rapport à l’archicratie
L’archicratie trouve dans la gouvernance des communs un interlocuteur particulièrement fécond.
Ce paradigme confirme qu’une société peut tenir à travers une pluralité d’architectures régulatrices non réductibles à la seule souveraineté centrale. Il met en évidence des formes de régulation capables de traiter des tensions locales tout en maintenant certaines formes de co-viabilité.
Le chapitre 3 en fait même un élément indispensable d’une composition robuste avec Weber et Habermas : Ostrom y joue le rôle d’une arcalité localisée, capable d’ajustement par les concernés eux-mêmes, et d’un principe de co-monitoring qui empêche la scène de se dissoudre entièrement dans l’office ou dans la seule délibération abstraite.
Limite archicratique
Le gain des communs est sa puissance d’ancrage local, de co-surveillance et d’ajustement situé.
Mais son angle mort peut être l’autarcie locale, la difficulté du passage d’échelle ou l’insuffisance de médiations lorsque les interdépendances deviennent vastes, techniques ou diffuses.
Du point de vue archicratique, les communs ne valent donc pas comme solution universelle, mais comme contre-prise décisive contre la rigidité bureaucratique, la concentration souveraine ou la déliaison purement marchande.