diff --git a/src/anchors/anchor-aliases.json b/src/anchors/anchor-aliases.json index 0967ef4..3d824f5 100644 --- a/src/anchors/anchor-aliases.json +++ b/src/anchors/anchor-aliases.json @@ -1 +1,5 @@ -{} +{ + "/archicrat-ia/prologue/": { + "p-0-d7974f88": "p-0-e729df02" + } +} diff --git a/src/content/archicrat-ia/prologue.mdx b/src/content/archicrat-ia/prologue.mdx index a50473a..d6a24d2 100644 --- a/src/content/archicrat-ia/prologue.mdx +++ b/src/content/archicrat-ia/prologue.mdx @@ -12,7 +12,7 @@ source: kind: docx path: "sources/docx/archicrat-ia/Prologue—Archicratie-fondation_et_finalite_sociopolitique_et_historique-version_officielle.docx" --- -Nous vivons dans une époque saturée de diagnostics sur les formes de domination, les mutations du pouvoir, les détournements de la souveraineté. Depuis une vingtaine d’années, les appellations s’accumulent : *démocratie illibérale*, *ploutocratie*, *happycratie*, *gouvernement algorithmique*, *démocrature*… À travers ces tentatives de nommer le désordre du présent, un fait se répète, de manière sourde : la scène politique semble désorientée. Les catégories héritées — *État*, *pouvoir*, *représentation*, *volonté générale*, *contrat social* — apparaissent de moins en moins capables de décrire ce qui nous gouverne effectivement. +Nous vivons une époque saturée de diagnostics sur les formes de domination, les mutations du pouvoir, les détournements de la souveraineté. Depuis une vingtaine d’années, les appellations s’accumulent : démocratie illibérale, ploutocratie, happycratie, gouvernement algorithmique, démocrature… À travers ces tentatives de nommer le désordre du présent, un fait se répète, de manière sourde : la scène politique semble désorientée. Les catégories héritées — État, pouvoir, représentation, volonté générale, contrat social — apparaissent de moins en moins capables de décrire ce qui nous gouverne effectivement. C’est cette perte de prise sur le réel que ce livre souhaite prendre au sérieux. Non pour lui ajouter un terme de plus au lexique fatigué des contre-pouvoirs ou des impuissances, mais pour repartir d’un point plus fondamental, presque en-deçà de la question politique classique. Ce point, c’est celui de la *tenue d’un monde commun* — c’est-à-dire la possibilité, pour des êtres dissemblables, vulnérables, inégaux, traversés de contradictions et situés dans des temporalités hétérogènes, de coexister sans s’annihiler.