From ec42c4b2f4e050662e0f20c96c876961d011d5e6 Mon Sep 17 00:00:00 2001 From: Archicratia Date: Tue, 20 Jan 2026 12:39:08 +0100 Subject: [PATCH] edit: apply ticket #14 (/archicratie/prologue/#p-8-e7075fe3) --- src/content/archicratie/prologue.mdx | 2 +- 1 file changed, 1 insertion(+), 1 deletion(-) diff --git a/src/content/archicratie/prologue.mdx b/src/content/archicratie/prologue.mdx index e004afd..2a6c26e 100644 --- a/src/content/archicratie/prologue.mdx +++ b/src/content/archicratie/prologue.mdx @@ -28,7 +28,7 @@ Ce changement de perspective implique une rupture profonde dans la manière mêm Ce qui émerge n'est pas de nouveaux principes, ni une nouvelle idéologie, mais une exigence beaucoup plus modeste, mais aussi beaucoup plus difficile à satisfaire : celle de trouver dans les relations elles-mêmes — entre groupes, entre institutions, entre individus, entre temporalités — les ressources nécessaires pour maintenir leurs mondes viables. Autrement dit : c'est *dans* les tensions, *à même* les conflits, *au sein* des alliances, *au cœur* des désaccords et des polémiques, que semble se construire la régulation. Non plus *au-dessus*, par un décret transcendant, mais *au-dedans*, par un agencement toujours révisable. C'est cela que nous voulons dire — sans technicité inutile — quand nous parlons d'un déplacement vers une *instance de régulation située de co-viabilité* : un espace commun où les forces hétérogènes, souvent antagonistes, peuvent coexister, se contredire, se confronter, s'éprouver, sans se détruire mutuellement. -Penser le politique depuis cette approche, c'est renoncer à l'idée même qu'un ordre puisse se fonder définitivement, une fois pour toutes. C'est reconnaître que ce qui fait tenir une société n'est jamais un principe unique, un commandement souverain, une légitimité première, mais *un espace d'épreuve toujours rejoué* où se négocient, se recadrent, s'opposent, s'ajustent des forces hétérogènes dont l'accord est constamment partiel, toujours temporaire, perpétuellement instable. +Penser le politique depuis cette approche, c’est renoncer à l’idée même qu’un ordre puisse se fonder définitivement, une fois pour toutes. C’est reconnaître que ce qui fait tenir une société ne se joue jamais sur un principe unique, un commandement souverain, une légitimité première, mais sur un espace d’épreuve toujours rejoué où se négocient, se recadrent, s’opposent, s’ajustent des forces hétérogènes dont l’accord est constamment partiel, toujours temporaire, perpétuellement instable. Par conséquent, un ordre durerait moins par ses fondements proclamés que par ses *capacités régulatrices effectives*. Autant dire que ce sont les dispositifs, les formats, les médiations — parfois massifs, parfois imperceptibles — par lesquels un ordre parvient à faire coexister ce qui, en droit, pourrait s'exclure : des intérêts antagonistes, des affects discordants, des récits historiques incompatibles, des régimes de valeur irréconciliables, des temporalités sociales déphasées, des exigences contradictoires en matière de justice, d\'efficacité, de mémoire ou d\'avenir.