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@@ -26,7 +26,7 @@ Ce qui revient à dire que la question politique — au sens fort — n’a peut
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Ce changement de perspective implique une rupture profonde dans la manière même de poser la question politique. Pendant des siècles, les sociétés ont pensé le politique à partir de principes transcendants — Dieu, Nature, Volonté générale, Pacte social. Ces principes, supposés extérieurs aux conflits du présent, garantissaient l’ordre en surplomb. Comme le rappelle Michel Foucault, il n’y a pas de principe extérieur au jeu des forces : seulement des rapports de pouvoir situés, modulés, réversibles. C’est précisément cette exigence — trouver dans les relations elles-mêmes les ressources nécessaires pour maintenir des mondes vivables — qui définit notre époque.
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Ce qui émerge n’est pas de nouveaux principes, ni une nouvelle idéologie, mais une exigence beaucoup plus modeste, mais aussi beaucoup plus difficile à satisfaire : celle de trouver dans les relations elles-mêmes — entre groupes, entre institutions, entre individus, entre temporalités — les ressources nécessaires pour maintenir leurs mondes viables. Autrement dit : c’est *dans* les tensions, *à même* les conflits, *au sein* des alliances, *au cœur* des désaccords et des polémiques, que semble se construire la régulation. Non plus *au-dessus*, par un décret transcendant, mais *au-dedans*, par un agencement toujours révisable. C’est cela que nous voulons dire — sans technicité inutile — quand nous parlons d’un déplacement vers une *instance de régulation située de co-viabilité* : un espace commun où les forces hétérogènes, souvent antagonistes, peuvent coexister, se contredire, se confronter, s’éprouver, sans se détruire mutuellement.
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Ce qui émerge n’est pas de nouveaux principes, ni une nouvelle idéologie, mais une exigence beaucoup plus modeste, mais aussi beaucoup plus difficile à satisfaire : celle de trouver dans les relations elles-mêmes — entre groupes, entre institutions, entre individus, entre temporalités — les ressources nécessaires pour maintenir leurs mondes viables. Autrement dit : c’est dans les tensions, à même les conflits, au sein des alliances, au cœur des désaccords et des polémiques, que semble se construire la régulation. Non plus au-dessus, par un décret transcendant, mais au-dedans, par un agencement toujours révisable. C’est cela que nous voulons dire — sans technicité inutile — quand nous parlons d’un déplacement vers une instance de régulation située de co-viabilité : un espace commun où les forces hétérogènes, souvent antagonistes, peuvent coexister, se contredire, se confronter, s’éprouver, sans pour autant systématiquement se détruire mutuellement.
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Penser le politique depuis cette approche, c’est renoncer à l’idée même qu’un ordre puisse se fonder définitivement, une fois pour toutes. C’est reconnaître que ce qui fait tenir une société n’est jamais un principe unique, un commandement souverain, une légitimité première, mais *un espace d’épreuve toujours rejoué* où se négocient, se recadrent, s’opposent, s’ajustent des forces hétérogènes dont l’accord est constamment partiel, toujours temporaire, perpétuellement instable.
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